Rêver d'ailleurs

Ma première expérience de vie à l'étranger remonte à mes 23 ans, lorsque je suis partie étudier en Irlande pendant un an. J'en gard...

Ma première expérience de vie à l'étranger remonte à mes 23 ans, lorsque je suis partie étudier en Irlande pendant un an. J'en garde des souvenirs très intenses, même si tout n'a pas été rose, et depuis, je crois que je suis restée accro à ce sentiment d'être une étrangère.

Devenir une étrangère, c'est un plongeon dans l'inconnu. C'est un shot d'adrénaline. C'est avoir une boule au ventre le soir parfois en s'endormant. C'est garder les yeux écarquillés. C'est tout recommencer à zéro. C'est accepter de ne rien comprendre de ce qu'il se passe autour de soi. C'est faire face à tout un tas de démarches très chiantes. C'est découvrir et apprendre un peu plus chaque jour. C'est apprivoiser une nouvelle langue. C'est devoir reconstruire sa vie sociale. C'est accepter de remettre en question sa vision du monde. Parfois aussi, c'est accepter de dépendre de quelqu'un d'autre.

Je n'en suis pas à ma première expatriation mais c'est la première fois que je ne le fais pas seulement pour moi. En août 2015, je quittais mon travail à Prague après un peu moins de deux ans sur place pour rejoindre mon copain à Stockholm. C'était une rencontre Tinder dont je n'attendais rien, et au final, très vite, on s'est retrouvés à faire la navette entre nos deux villes un week-end sur deux. On a tenu un an comme ça avant que je ne le rejoigne. J'aurais pu le faire avant, mais je voulais me donner une chance de trouver un boulot sur place avant de faire le grand saut. Au final, ça s'est révélé bien compliqué entre la distance et la barrière de la langue, alors tant pis, j'y suis allée quand-même. J'étais sûre de mon choix. Pas sûre que ça réussisse, car il y a un gouffre entre les week-ends ensemble deux fois par mois et la vraie vie de couple. Mais sûre de vouloir essayer. "I'd rather try and fail than fail to try". Je ne sais pas qui est à l'origine de ces mots, mais je trouve que c'est une bonne philosophie de vie. Pour autant ça n'a pas été un choix facile, même si je ne me projetais pas du tout à Prague à long terme - j'y reviendrai peut-être dans un autre article. C'était vraiment effrayant pour moi l'idée de tout plaquer sans même un nouveau job dans les tuyaux. 

Mais j'ai sauté le pas et je ne le regrette pas même si ce n'est vraiment pas tous les jours facile. C'est assez ironique pour quelqu'un qui à l'origine n'aime pas les blonds et que déteste le froid :) !

Moi en Suède, de novembre à avril...

J'ai décidé de faire de l'expatriation et de la vie ici un sujet récurrent de ce blog car quoi qu'il en soit et malgré les difficultés, c'est une expérience qu'il est difficile de regretter, et parfois on a juste besoin d'un petit coup de pouce pour se lancer. Et si je pouvais y contribuer pour quelqu'un j'en serais vraiment heureuse! Et si vous êtes bien chez vous... ben soyez les bienvenu(e)s quand-même, après tout, qui a dit qu'on ne pouvait pas voyager depuis son canapé?


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3 comments

  1. Ahhh te voilà !!! Récemment j'ai pensé à te laisser un petit commentaire pour savoir où tu étais... Pas facile de sauter le pas de l'expatriation, en tout cas pour moi. Mais aujourd'hui je suis bien donc oui peut-être que finalement ça en vaut la peine. Contente de voir que tu vas bien :-)

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    1. Je suis contente de te retrouver aussi Ginie, je vais essayer de rattraper un peu mon retard sur ton blog mais ça va être dur :D ! Toujours en Suisse?

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    2. Oui oui toujours en Suisse, mais tu n'as pas râté grand chose je pense... je croise toujours autant d'abrutis sur ma route xD

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